Le Doigt de Feu – L’Ascension et le Nid
Séance du 12 avril 2026.
Après une ascension périlleuse jusqu’à la première cavité du Doigt de Feu, les aventuriers pénétrèrent dans les entrailles de ce piton rocheux battu par les vents. Dès leur entrée, ils comprirent que la montée serait longue.
Les profondeurs du rocher.
Le premier niveau se présentait comme un dédale naturel. Sur la gauche, un large trou d’environ trois mètres de profondeur et plusieurs mètres de long barrait le passage. Tout droit, un chemin contournait un rocher massif. En explorant la voie de droite, ils découvrirent rapidement une impasse. Le passage par le trou était inévitable. Korga et Selunis, incapables de franchir la distance, descendirent prudemment, tandis que leurs compagnons sautaient par-dessus.
À peine arrivés au fond, Selunis ressentit une morsure vive au mollet.Dans l’ombre, quatre araignées-loups surgirent. Sans hésiter, Braldur sauta dans le trou pour leur porter assistance. Le combat fut bref mais tendu. Les créatures, rapides et agressives, furent finalement abattues. Le groupe put reprendre sa progression.
La cheminée
Ils atteignirent bientôt une salle sans issue… du moins en apparence. Une cheminée étroite, montant à la verticale, attira leur attention. Selunis comprit qu’elle pouvait être escaladée. Valenor ouvrit la voie. La montée, longue d’une trentaine de mètres, le mena à une petite pièce silencieuse, à peine plus grande qu’une cellule. Il fixa une corde, permettant aux autres de le rejoindre. Un à un, les aventuriers atteignirent ce nouveau niveau.
Les striges et le silence
Dans la pièce voisine, des striges pendaient au plafond, immobiles, prêtes à fondre sur toute proie imprudente. En fouillant les lieux, les aventuriers découvrirent un cadavre. Sur lui, une bourse contenant deux statuettes de chwinga en onyx ainsi que quelques pièces. Afin d’éviter le combat, Korga invoqua un silence magique. Protégés par ce voile sonore, ils traversèrent la pièce sans éveiller les créatures.
La corniche
Au-delà, un étroit couloir débouchait sur une corniche exposée au vide. Encordés, les aventuriers progressèrent lentement, luttant contre les bourrasques violentes qui menaçaient de les précipiter dans l’abîme. Ils atteignirent finalement une nouvelle échelle. Selunis grimpa en premier et utilisa son sceptre inamovible pour sécuriser la corde. Grâce à lui, tous purent monter, non sans effort.
Le feu des ptérosauriens
La cavité suivante était plus vaste. Une odeur de fumée s’en dégageait. En avançant prudemment, ils découvrirent une pièce éclairée par un feu. Autour, quatre ptérosauriens. À peine Selunis apparut-il qu’ils attaquèrent, griffes et crocs en avant.Le combat fut brutal. Braldur abattit l’un d’eux d’un coup puissant. Un autre, surnommé étrangement Michael Doublas, succomba sous les attaques combinées d’Orin et de Selunis. Les créatures, féroces, opposèrent une résistance farouche, mais finirent par tomber.
L’homme-oiseau
Peu après, un bruit attira leur attention. Dans une pièce adjacente, ils découvrirent un être ligoté : un aarakocra, homme-oiseau, captif des ptérosauriens. Une fois libéré, il se présenta : Nephir. Il leur expliqua que les aarakocras étaient les ennemis jurés de ces créatures. Il avait été capturé alors qu’il survolait la région. Nephir venait de Kir Sabal, un monastère situé au sud-est, à une dizaine de jours de marche. En remerciement, il leur proposa de s’y rendre. Là-bas, la prêtresse Asharra pourrait accomplir la danse des sept vents, un rituel permettant de voler. Les aventuriers acceptèrent. Avant de partir, Nephir leur donna de précieuses informations sur le sommet du Doigt de Feu : une plateforme occupée par de nombreux ptérosauriens, jonchée d’ossements et de restes. Puis il s’envola.
Le sommet
Après un court repos, les aventuriers préparèrent leur approche. Privilégiant la discrétion, Selunis se rendit invisible et monta en reconnaissance. Au sommet, il découvrit une plateforme d’une dizaine de mètres de large, envahie de végétation. Une tour de pierre surmontée d’une flamme s’élevait en son centre. Trois ptérosauriens dévoraient un cadavre. Non loin, des nids… et quatre coffres.
Le butin silencieux
Plutôt que d’engager un combat risqué, les aventuriers mirent en place une stratégie ingénieuse. Au pied de la cheminée, Korga créa une zone de silence. Depuis le sommet, Selunis fit chuter les coffres un à un dans cette zone, évitant ainsi d’alerter les créatures. Le butin fut récupéré :
- cinq gemmes
- des pièces de cuivre et d’or
- un objet en bois enveloppé
- un parchemin inconnu, indéchiffrable
Selunis redescendit sans être repéré. Le groupe se partagea environ une centaine de pièces d’or chacun.
La descente
La descente fut plus éprouvante que l’ascension. La fatigue se faisait sentir. Valenor, Braldur et Korga chutèrent à plusieurs reprises. Braldur s’écrasa lourdement et saigna abondamment. Korga eut la présence d’esprit de se soigner avant de poursuivre. Finalement, ils atteignirent le sol.
Le masque d’Azaka
Au pied du Doigt de Feu, Azaka Crocorage les attendait. Ils lui remirent le masque. Il s’agissait bien de celui de sa famille — un artefact permettant de communiquer avec les animaux. Profondément émue, elle les remercia. Elle leur proposa ensuite de se rendre à Orolunga, une cité à l’ouest, où ils pourraient obtenir des réponses. Mais les aventuriers choisirent une autre destination : Kir Sabal.
Vers Kir Sabal
Après un repos bien mérité, ils reprirent la route, traversant les marais en direction du monastère des aarakocras. Les deux premiers jours se déroulèrent sans incident. Le troisième jour — le onzième depuis leur départ — la jungle se rappela à eux. Sept grenouilles géantes surgirent soudainement. Selunis tenta de communiquer avec elles, mais leur instinct était simple : se nourrir. Le combat fut rapide. Les créatures furent éliminées sans grande difficulté.
Ainsi, les aventuriers poursuivaient leur route vers Kir Sabal, porteurs de nouveaux trésors, d’alliances naissantes… et d’un mystère toujours plus profond à mesure qu’ils s’enfonçaient dans la jungle de Chult.