Donjons et Dragons – La Grande Aventure – Session 07.

Donjons et Dragons – La Grande Aventure – Session 07.

Kir Sabal et la Promesse des Sept Vents

Séance du 29 mais 2026.

Après de longues journées passées à traverser la jungle de Chult, les aventuriers arrivèrent enfin au pied de Kir Sabal.

Le monastère se dressait à flanc de falaise, construit sur un vaste plateau dominant la canopée. Depuis le sol, ils distinguaient déjà des escaliers taillés dans la pierre, des passerelles suspendues… et les silhouettes d’aarakocras planant au-dessus des falaises.

Mais atteindre le monastère allait demander bien plus d’efforts qu’ils ne l’avaient imaginé.

L’ascension vers Kir Sabal

Très vite, les aventuriers comprirent que certaines portions du chemin étaient privées de passerelles. Il leur faudrait escalader directement la falaise.

La montée fut éprouvante. Dès les premiers passages, Selunis et Korga se distinguèrent malgré eux par une double chute particulièrement maladroite.

Plus haut, une section entière de passerelles effondrées obligea le groupe à progresser avec prudence, slalomant entre les obstacles et sautant par-dessus les portions manquantes.

Le dernier passage se révéla encore plus traître. Des planches pourries, dissimulées sous la végétation et la poussière, cédaient sous le poids des voyageurs.

Valenor, Korga et Selunis en firent les frais et chutèrent à plusieurs reprises avant de parvenir à poursuivre leur ascension. Après près de deux heures d’efforts, les aventuriers atteignirent enfin les bâtiments du monastère.

Le symbole d’Uptao

Sur la façade principale était gravé un étrange symbole en forme de labyrinthe.

Asharra confirmerait plus tard ce qu’ils soupçonnaient déjà :

Il s’agissait bien du symbole d’Uptao, l’ancien dieu protecteur de Chult.

À leur arrivée, un aarakocra les accueillit et les conduisit jusqu’au bâtiment principal.

Là les attendait Asharra, prêtresse respectée du monastère, que les habitants de Kir Sabal appelaient également le professeur Asharra.

Elle leur souhaita la bienvenue.

Toutefois, elle leur rappela que la vie à Kir Sabal impliquait de participer aux tâches quotidiennes de la communauté.

Les secrets de Kir Sabal

Les aventuriers interrogèrent Asharra au sujet de la mystérieuse malédiction qui ravageait le monde.

La prêtresse dut admettre qu’elle n’en avait jamais entendu parler.

Elle leur indiqua cependant que quelqu’un d’autre pourrait peut-être les aider :

Mwaxanaré, héritière d’un ancien royaume de Chult.

Au fil de la discussion, Asharra évoqua également le nom de Ras Nsi.

Autrefois, cet homme avait commandé une armée de morts-vivants avant d’être vaincu. Selon Asharra, c’était lui qui avait provoqué la chute du royaume auquel appartenait Mwaxanaré.

L’attaque des gargouilles

La conversation fut brutalement interrompue.

Des gargouilles attaquèrent soudainement le monastère.

Six créatures de pierre fondirent sur Kir Sabal.

Les aventuriers se jetèrent dans la bataille aux côtés des aarakocras.

Asharra elle-même participa au combat, invoquant de puissantes bourrasques et de violentes vagues tonnantes pour repousser les assaillants.

Le combat fut long et difficile.

Mais finalement, les gargouilles furent détruites.

Après la bataille, Valenor se porta au secours d’un aarakocra grièvement blessé.

À sa surprise, il reconnut Nephir, l’homme-oiseau qu’ils avaient sauvé au Doigt de Feu.

L’héritière d’Omu

Une fois reposés, les aventuriers furent reçus par Mwaxanaré, une jeune fille de dix-sept ans.

À ses côtés se trouvait son jeune frère, Na, âgé de seulement six ans.

Mwaxanaré se comportait déjà comme une souveraine.

Fière, exigeante et hautaine, elle affirma être la véritable héritière du royaume déchu d’Omu, une cité ancienne située bien plus au sud.

Na, quant à lui, semblait surtout fasciné par les oiseaux qui peuplaient le monastère.

Selon Mwaxanaré, Omu avait été conquise par de mystérieux zorbos volants.

Elle expliqua que si elle parvenait à reprendre possession de la cité, les princes marchands de Port Nyanzaru seraient contraints de reconnaître sa légitimité et de la proclamer reine de Chult.

Si les aventuriers se rendaient à Omu, elle leur demanda également de rechercher le Calice Crânien de Ch’gakare, un ancien artefact lié à sa lignée.

En échange, elle leur promit une récompense de cinq cents pièces d’or en bijoux.

La Danse des Sept Vents

Le nom d’Omu revenait désormais régulièrement dans leurs recherches.

Mais la cité se trouvait extrêmement loin au sud.

Asharra leur proposa alors une aide précieuse.

Grâce à la Danse des Sept Vents, également appelée Rituel des Sept Vents, elle pouvait leur accorder temporairement le pouvoir de voler.

Un tel avantage leur permettrait de parcourir rapidement une immense partie de Chult.

Cependant, ce rituel n’était pas sans conséquence.

Pendant toute sa durée, Asharra perdrait ses propres ailes et serait incapable de voler.

De plus, le rituel nécessitait un composant rare : une orchidée noire.

Selon Asharra, une telle fleur poussait encore à Nangalore, un ancien jardin-palais aujourd’hui en ruines, situé à environ trois jours de marche au sud de Kir Sabal.

Ce nom n’était pas inconnu des aventuriers.

Ils l’avaient déjà entendu lors de leurs rencontres précédentes.

Vers Nangalore

Avant de repartir, les aventuriers profitèrent de l’hospitalité de Kir Sabal.

Ils se reposèrent, visitèrent le monastère et participèrent au rituel de purification des aarakocras.

Puis ils reprirent la route.

Leur nouvel objectif était clair :

Trouver l’orchidée noire de Nangalore.

Au pied du monastère, ils retrouvèrent Azaka Crocorage, qui les attendait patiemment. Son vertige l’avait empêchée d’entreprendre l’ascension jusqu’à Kir Sabal.

Le groupe se remit alors en marche à travers la jungle.

Nous étions désormais au dix-huitième jour de l’expédition.

Les nains albinos

Le lendemain, les aventuriers rejoignirent le fleuve et reprirent la navigation.

Le voyage se déroula sans incident jusqu’au moment où ils débarquèrent sur une rive isolée.

À peine avaient-ils posé le pied à terre qu’une embuscade se déclencha.

Des nains albinos, dissimulés dans des trous creusés dans le sol, surgirent et attaquèrent sans avertissement.

Le combat fut bref.

Mal équipés et peu organisés, les assaillants furent rapidement vaincus.

En examinant les lieux, les aventuriers constatèrent que ces nains semblaient rechercher quelque chose.

Mais quoi exactement ?

La réponse demeurait inconnue.

Et tandis que le soleil déclinait sur la jungle de Chult, les ruines de Nangalore les attendaient toujours quelque part plus au sud, cachées derrière les lianes et les brumes.